Dents fixes Suisse

On m'a dit que je n'ai pas assez d'os. Puis-je quand même avoir des dents fixes ?

En bref

Un refus pour manque d'os est un refus opposé à un plan précis, établi sur une image précise, un jour donné. Il peut se confirmer lors d'une seconde évaluation, et il peut ne pas se confirmer. Ce que le protocole d'arcade complète change, c'est la position des implants postérieurs, inclinés pour tirer parti de l'os déjà présent — ce qui, selon la description technique, évite la greffe osseuse dans la majorité des cas. Une majorité n'est pas une totalité, et la décision appartient à celui qui examine.

§ 01

Un avis porte sur un plan, pas sur une personne

La plupart du temps, le chemin est le même : une phrase entendue en consultation, quelque part entre Genève et Neuchâtel, et le sujet s'arrête là — parfois pendant des années.

Deux choses méritent d'être démêlées. Un avis clinique porte toujours sur un plan précis, établi avec une image précise, un jour précis. Il signifie que cette voie-là n'est pas praticable avec ce qui était alors connu. Il ne ferme pas, à lui seul, toutes les autres.

Cela ne revient pas à dire que le premier avis était faux. Une seconde évaluation peut le confirmer entièrement, et c'est aussi une réponse — une réponse qui arrive plus tôt et à meilleur compte qu'un voyage entrepris sur un doute.

§ 02

Demander deux fois, quand rien n'est partagé

En Suisse, demander un second avis en matière dentaire se paie comme le premier : l'assurance de base ne couvre pratiquement pas ces soins, donc rien n'est amorti. Cela explique pourquoi tant de personnes restent sur un seul avis, et pourquoi une seconde évaluation est souvent repoussée.

C'est aussi ce qui rend utile de faire coïncider cette seconde évaluation avec un déplacement déjà prévu, plutôt que d'en organiser un pour elle seule. Ce qui est emporté compte : les images existantes évitent de refaire ce qui est déjà fait.

§ 03

Ce que la technique change, du côté de l'os

Le protocole d'arcade complète ne répartit pas des implants sur tout le maxillaire. Il les regroupe sur un nombre réduit d'appuis. Selon la description technique du protocole, les deux implants postérieurs sont posés inclinés, jusqu'à 30 degrés, pour tirer parti de l'os déjà présent.

De là vient la phrase qui intéresse celui qui pose cette question : ainsi, l'All-on-4 évite la greffe osseuse dans la majorité des cas. C'est une technique qui est décrite là, et non le cas de la personne qui lit. Et il faut lire « dans la majorité » jusqu'au bout : certains cas y échappent.

Sur ce qui se fait quand elle ne l'évite pas, cette page n'avance rien. Aucun fait publié par l'Institut AreLuna ne porte sur d'autres techniques en cas de perte osseuse marquée, et aucune n'est donc nommée ici.

§ 04

C'est l'image qui répond, pas le souvenir

C'est la radiographie 3D qui tranche. Le CBCT montre l'os en volume — la hauteur et la largeur présentes dans chaque zone — et c'est cette information qui dit s'il y a un appui là où le plan en a besoin. Une radiographie plane, ou le souvenir d'une consultation ancienne, ne suffit pas.

L'Institut AreLuna décrit un protocole d'implants où le cas est planifié sur ordinateur avant la chirurgie, à partir de cette image. La décision se prend malgré tout sur l'image actuelle et avec la personne présente.

Il existe aussi des cas où une arcade n'a pas d'indication pour ce protocole, avec ou sans greffe. Ce qui pèse dans cette conclusion n'est pas seulement l'os : c'est aussi l'état général de santé et les habitudes qui interfèrent avec la cicatrisation. Pris isolément, aucun de ces éléments ne décide de rien. La consultation de diagnostic se prend au +351 220 430 090, pour le cabinet de la Rua de Júlio Dinis, 194, 4050-327 Porto ; ce qui en sort doit être écrit, et le montant qui l'accompagne dépend d'une évaluation et d'un diagnostic individuels préalables.

§ 05

Questions fréquentes

Un refus donné dans un autre cabinet est-il définitif ?

Définitif, il l'est pour le plan qui a été examiné. Une seconde évaluation, avec image 3D, peut aboutir à la même conclusion ou à une autre. Qui la demande a intérêt à emporter les examens déjà réalisés, pour ne pas refaire ce qui est fait.

La greffe osseuse devient-elle inutile ?

Pas toujours. La description technique du protocole dit qu'elle évite la greffe dans la majorité des cas, et majorité n'est pas totalité. Quand elle est nécessaire, elle entre au plan écrit qui sort de la consultation de diagnostic, avec l'effet qu'elle a sur le montant — lequel dépend, comme le reste, d'une évaluation et d'un diagnostic individuels préalables.

Peut-on savoir par internet si l'on a assez d'os ?

Non. Sans examen d'imagerie lu par un médecin-dentiste, il n'y a pas de réponse, et aucune page ni aucun formulaire ne remplace cela. C'est la raison pour laquelle la question finit toujours dans une consultation de diagnostic sur place.